Ida Zaoui BoyerPsychologue clinicienne

Ma manière de travailler

Les émotions et le corps ont leur place à côté des mots. L’objectif est de rendre fluides la pensée, l’émotion et les sensations corporelles.

Ce qui se passe en séance

Vous parlez de ce qui vous préoccupe. Je n’arrive pas avec une liste de questions et je ne décide pas des sujets à aborder. Je pars de ce que vous apportez, y compris quand cela vous paraît sans importance ou sans rapport.

Mon rôle est d’abord d’écouter, sans juger. Ensuite nous cherchons ensemble : quelle est la difficulté au juste, et qu’est-ce qui empêche d’avancer. À la lumière de ce que vous m’apportez, je vous propose des directions — que vous suivez uniquement si elles font écho en vous.

Vous n’avez rien à préparer avant de venir.

Comprendre ne suffit pas

On peut très bien comprendre ce qui ne va pas. Savoir d’où cela vient, l’expliquer clairement, en avoir déjà beaucoup parlé — et rester exactement au même endroit.

C’est ce constat qui organise ma façon de travailler. Une compréhension intellectuelle ne résout pas les difficultés émotionnelles et affectives.

Les émotions du passé n’ont pas été intégrées : elles restent en l’état, avec toute leur charge affective. Les revisiter permet de les intégrer, et d’apprendre à en avoir la maîtrise. Il y a aussi les émotions du présent, celles qu’on écarte parce qu’elles dérangent. Et ce que le corps dit pendant ce temps-là.

Le corps et les émotions

Concrètement, cela veut dire que je ne m’occupe pas seulement de ce que vous racontez.

Il arrive qu’on s’arrête sur ce qui se produit pendant que vous parlez : une respiration qui se bloque, une gorge qui se serre, une main qui se ferme. Ce sont des indications, souvent plus fiables que ce qu’on croit penser d’une situation.

Il arrive aussi que je vous propose autre chose que le récit. Mettre une scène en place plutôt que la raconter. Vous adresser à quelqu’un qui n’est pas là. Reprendre une phrase autrement, à voix haute, pour voir ce qu’elle fait.

Rien de tout cela n’est imposé, et rien ne se fait sans que vous l’ayez voulu. Et il faut toujours revenir aux mots ensuite : mettre soi-même des mots sur ce qui vient d’être ressenti fait partie du travail — sinon rien ne se dépose.

Ces manières de faire viennent de la Gestalt et du psychodrame, dont je me suis nourrie au fil de ma pratique.

Un travail à deux

Ce travail ne se fait pas à sens unique. Je ne suis pas là pour observer et conclure, et vous n’êtes pas là pour exposer un problème que je résoudrais.

Il faut donc que quelque chose s’installe entre nous : une confiance suffisante pour que vous puissiez dire ce qui est difficile à dire. Cela ne se décrète pas et cela prend un peu de temps. C’est à partir de là que les choses bougent.

Combien de temps

Je ne sais pas. Personne ne peut le savoir au début.

La durée dépend de ce que vous cherchez. Quand ce que vous étiez venu chercher est là, le travail s’arrête — et c’est vous qui le dites, pas moi. Il reste toujours possible d’aller plus loin et d’explorer d’autres aspects de votre fonctionnement, mais ce n’est jamais une obligation.

Je préfère vous dire cela plutôt que d’annoncer un nombre de séances. Les chiffres rassurent au début et se révèlent faux ensuite.

Ce que je ne propose pas

Je ne donne pas de conseils. Je peux vous aider à voir plus clair, pas à décider à votre place.

Je ne prescris pas de médicaments — je ne suis pas médecin. Quand un traitement me semble utile, je vous le dis et je vous oriente vers un psychiatre. Le travail peut se mener en parallèle.

Je ne travaille pas par protocole. Il n’y a pas de programme, pas d’étapes, pas d’exercices à faire entre les séances.

Je ne reçois ni enfants ni adolescents. En revanche, il est très fréquent que le travail porte sur ce qui s’est joué dans l’enfance.

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