Qui je reçois, et pour quelles difficultés
Des adultes, seuls ou en couple. Au cabinet à Paris 13e ou en visioconférence.
En individuel
Je reçois des adultes, en séance individuelle d’une heure.
Vous pouvez venir avec une difficulté précise, ou parce que quelque chose ne va pas sans que vous parveniez à le nommer. Les deux sont des raisons suffisantes.
En couple
Je reçois aussi des couples. La séance dure deux heures.
Les premières séances servent à comprendre ce qui se passe : d’où viennent les difficultés, depuis quand, et ce que chacun en fait. C’est seulement ensuite qu’on décide de la suite.
Selon ce qu’on trouve, le travail se poursuit à trois — pour reprendre la façon dont vous vous parlez et dont vous réagissez l’un à l’autre — ou en séances individuelles avec l’un de vous deux. Ce n’est pas décidé à l’avance : cela dépend de ce dont votre couple a besoin.
Le tarif horaire est le même qu’en individuel. Une séance de couple n’est pas plus chère : elle est plus longue.
Les difficultés qui amènent à consulter
Cette liste n’a rien d’exhaustif. C’est simplement ce qui revient le plus souvent dans mon cabinet.
L’anxiété
Elle prend des formes très différentes d’une personne à l’autre. Une inquiétude de fond, présente du matin au soir, qui se déplace d’un sujet à l’autre sans jamais se poser. Des crises qui arrivent d’un coup — ce qu’on appelle souvent une crise d’angoisse — avec le cœur qui s’emballe et la certitude qu’il va se passer quelque chose de grave. Une appréhension qui se déclenche dès qu’il faut parler devant d’autres, téléphoner, entrer dans une pièce. Ou une anticipation permanente, qui fait vivre chaque chose trois fois : avant, pendant, et longtemps après.
L’anxiété se manifeste dans le corps avant de trouver ses mots : le souffle court, la gorge serrée, l’estomac noué, les nuits coupées en deux. C’est une des raisons pour lesquelles je ne travaille pas seulement sur ce que vous en pensez. Ce que votre corps fait pendant que vous en parlez m’apprend souvent davantage que l’explication que vous en donnez.
Nous cherchons ce qui la déclenche, mais aussi ce qu’elle protège — car elle vient souvent occuper la place d’autre chose, plus difficile à regarder. Je ne promets pas de délai : cela dépend de ce qu’il y a dessous. Si vous prenez un traitement, ou si un avis médical me semble nécessaire, je vous le dis, et le travail se mène en parallèle.
La dépression
Ce n’est pas de la tristesse. La tristesse a un objet, et elle passe. Là, c’est autre chose : un épuisement que le sommeil ne répare pas, la perte de goût pour ce qui comptait, l’impression d’assister à sa propre vie depuis l’extérieur. Le sommeil se dérègle, dans un sens ou dans l’autre. On s’éloigne des gens au moment précis où l’on en aurait besoin.
S’y ajoute presque toujours une culpabilité : celle de ne pas s’en sortir par la volonté. Or on ne s’en sort pas par la volonté, et c’est souvent la chose la plus utile à entendre au début.
Le travail consiste à retrouver ce qui a été mis de côté, parfois depuis longtemps, et à comprendre ce qui s’est éteint et à quel moment. Selon les situations, un accompagnement médical est nécessaire — je ne prescris pas, je ne suis pas médecin, mais je travaille volontiers en parallèle d’un psychiatre ou de votre médecin traitant.
Le rapport à la nourriture et au corps
C’est le domaine sur lequel j’ai le plus travaillé et le seul sur lequel j’ai écrit. J’y consacre la section suivante.
Les difficultés relationnelles
Se sentir seul même entouré. Répéter les mêmes relations et reconnaître, chaque fois trop tard, un scénario déjà vécu. Ne pas parvenir à dire non — ou à dire, tout court. Craindre le conflit au point de s’effacer. Dépendre à ce point du regard de l’autre qu’on ne sait plus ce que l’on veut soi-même.
Vues de l’extérieur, ces situations n’ont pas grand-chose en commun. De l’intérieur, elles se rejoignent souvent : elles racontent ce que l’on a appris, très tôt, de ce qu’il fallait faire pour être aimé. Ce qui a été utile à un moment continue de fonctionner longtemps après avoir cessé de servir.
C’est le fil qui traverse une grande partie de mon travail, y compris quand la difficulté se présente d’abord autrement. Ma manière de travailler part de là.
Le rapport à la nourriture et au corps
C’est le domaine sur lequel j’ai le plus travaillé.
Pendant des années, j’ai animé des groupes de thérapie sur les troubles du comportement alimentaire. En 2012, j’ai publié un livre dont le titre dit l’essentiel de ma position : La boulimie : un problème relationnel.
Ce que j’y défends, et ce sur quoi je m’appuie en consultation : la boulimie n’est pas d’abord une affaire de nourriture, ni de volonté. On ne s’en sort pas en décidant d’arrêter. Beaucoup de personnes qui viennent me voir ont déjà essayé, longtemps, et en ont conclu qu’elles manquaient de caractère. C’est faux. Il s’agit d’une difficulté du lien, dont l’origine est ancienne, et c’est de ce côté-là qu’il faut aller.
Concrètement, cela veut dire qu’on ne travaillera pas sur ce que vous mangez. On travaillera sur ce que cela vient apaiser, à quel moment, et à la place de quoi.
Je reçois pour de la boulimie, des compulsions alimentaires, de l’hyperphagie, de la restriction, et plus largement pour tout ce qui tourne autour du rapport au corps et au poids lorsque cela prend trop de place.
Beaucoup de personnes arrivent après des années de régimes, de reprises, de résolutions tenues quelques semaines. Elles connaissent souvent le sujet mieux que quiconque et savent exactement ce qu’il « faudrait » faire. Ce n’est pas là que ça se joue. Le travail ne consiste pas à ajouter une règle de plus à celles que vous vous imposez déjà.
Le corps a sa place dans ce travail, et ce n’est pas un détail quand la difficulté le concerne directement : ce qui se déclenche, à quel moment, ce qui monte juste avant, ce qui retombe juste après. Nous y revenons avec des mots, mais pas seulement avec des mots.
Vivre entre deux cultures
Je reçois beaucoup de personnes issues de familles maghrébines. J’en suis moi-même issue.
Cela ne fait pas de moi une spécialiste de quoi que ce soit. Cela m’évite simplement de vous faire expliquer certaines choses. Ce que c’est que de devoir à ses parents plus qu’on ne peut donner. De vivre dans une culture et d’en porter une autre. D’avoir à choisir entre deux loyautés qui ne devraient pas s’opposer, et qui s’opposent quand même.
Ces questions se travaillent — du côté des parents, qui ne reconnaissent pas toujours leurs enfants, comme du côté des enfants devenus adultes, qui portent des problématiques qui ne sont pas les leurs.
À distance
Je consulte en visioconférence, sur Google Meet, dans les mêmes conditions qu’au cabinet : une heure, le même tarif, la même façon de travailler.
Cela convient à beaucoup de situations. C’est moins évident quand le travail passe par le corps — ce n’est pas impossible, et nous verrons ensemble ce qui est faisable.
À distance, le règlement se fait par virement. Les consultations se déroulent en français.
Une précision
Je ne reçois ni enfants ni adolescents.
Si vous cherchez un psychologue pour votre enfant, votre médecin traitant ou le centre médico-psycho-pédagogique de votre secteur pourront vous orienter.
Prendre rendez-vous
Si vous vous êtes reconnu dans ce que vous venez de lire, vous pouvez réserver un premier rendez-vous, ou m’appeler.